Le Foncier, source de conflits et l’accès des Femmes et des jeunes à la terre au centre du passage de la caravane à Man /Cote d’Ivoire.

Apres un voyage pénible entre Nzérékoré(Guinée) et Danané (Côte d’Ivoire) due à l’état du tronçon, la caravane de la Convergence Globale Lutte Terres et Eau Afrique de l’Ouest est arrivée jeudi soir à Man qui consacre la première étape de la caravane en terre ivoirienne.

Les activités ont démarrées dans la région du Tonkpi par une cérémonie officielle, ponctuée de plusieurs importantes allocutions. Les premiers à prendre la parole, à savoir le pdt de la société civile locale Bamba Sokpo et le point focal Mme Koné Kadidja , ont respectivement affirmer que la caravane est un espoir pour une large sensibilisation afin de stopper les conflits meurtriers qui endeuillent, la région du Tonkpi à cause de l’accaparement des terres agricoles appartenant a des communautés et une opportunité par excellence de valorisation des richesses naturelles en Afrique.

Plusieurs panels ont ensuite animés les débats, l’essentiel des échanges a portée sur la problématique du foncier rurale qui constitue un danger permanent dans l’ouest du pays, les conférenciers ont longuement insisté sur des cas avérés d’affrontements entre communautés, suite à des expropriations frauduleuses des terres soit par des privés ou par l’état a des fins d’exploitations au mépris des intérêts des populations.
Les femmes et les jeunes, souffrent énormément à avoir accès a leur terres qui leurs reviennent de droit, à cause d’une mauvaise compréhension et ou application des textes y relatifs. Cependant, les chefs traditionnels qui se sont fortement mobilisés pour participer aux activités de la caravane ont à travers le Gloudeh Dan 1er, sa majesté Gue Pascal a relevé que les conflits fonciers sont exacerbés dans la Région par une dichotomie entre les habitudes coutumières et les lois législatives, à laquelle il faut ajouter l’ignorance entretenue par certains parents sur les vrais propriétaires, des terres qu’ils exploitent pour les besoins agricoles.

Les débats ont aboutis à des propositions concrètes pour une prise de conscience collective, une synergie d’actions de la société civile, de l’état et des chefs coutumiers, à cet effet une déclaration qui résume toutes les recommandations a été remise au Préfet de région avec le livret vert de la CGLTE-OA.